Le thieboudienne, aussi appelé ceebu jën, est le plat le plus emblématique du Sénégal. Bien plus qu’une spécialité culinaire, il est le reflet d’une histoire, d’un savoir-faire et d’une manière de vivre ensemble. En 2021, ce plat traditionnel a été inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO, consacrant officiellement son importance culturelle et sociale.
Cette reconnaissance internationale souligne que le thieboudienne n’est pas seulement une recette, mais un héritage vivant transmis de génération en génération au sein des familles sénégalaises.
Un plat ancré dans l’histoire et le territoire sénégalais
L’origine du thieboudienne est généralement associée à la ville de Saint-Louis, ancienne capitale du Sénégal et ville côtière tournée vers la pêche. Le poisson, ingrédient central du plat, témoigne du lien étroit entre les populations locales et l’océan Atlantique. Le riz brisé, accompagné de légumes comme la carotte, le manioc, le chou ou l’aubergine africaine, reflète quant à lui les ressources agricoles disponibles sur le territoire.
Chaque région du Sénégal apporte sa propre interprétation du thieboudienne, tout en respectant les bases de la recette traditionnelle. Ces variations locales illustrent la diversité culturelle du pays et l’adaptation du plat aux réalités régionales.
Une pratique sociale fondée sur le partage
L’inscription du thieboudienne à l’UNESCO repose largement sur sa dimension sociale. Le plat est traditionnellement servi dans un grand bol commun, autour duquel les convives se rassemblent. Ce moment de partage dépasse l’acte de manger. Il favorise l’échange, le respect mutuel et la cohésion familiale.
La transmission du thieboudienne se fait principalement par la pratique et l’oralité. Les gestes, les temps de cuisson et l’assemblage final sont appris dès le plus jeune âge. Cette transmission vivante a été un élément central dans la reconnaissance de l’UNESCO, qui met en avant la préservation des pratiques culturelles ancrées dans le quotidien.
Une reconnaissance internationale pour une culture vivante
En intégrant le patrimoine culturel immatériel de l’humanité, le thieboudienne devient un symbole du rayonnement culturel du Sénégal. Il représente une identité collective, une mémoire partagée et un art culinaire profondément lié aux valeurs de solidarité et d’hospitalité.
Cette reconnaissance contribue également à sensibiliser les jeunes générations à l’importance de préserver leurs traditions, tout en valorisant le rôle de la cuisine comme vecteur de culture et de transmission.
FAQ – Le thieboudienne et son inscription à l’UNESCO
Pourquoi le thieboudienne a-t-il été inscrit au patrimoine de l’UNESCO ?
Il a été reconnu pour son savoir-faire traditionnel, sa transmission intergénérationnelle et son rôle central dans la vie sociale et culturelle sénégalaise.
Quelle est l’origine du thieboudienne ?
Le thieboudienne est historiquement associé à la ville de Saint-Louis, au nord du Sénégal, où il s’est développé au contact des communautés de pêcheurs.
Le thieboudienne est-il toujours préparé de la même manière ?
La base de la recette est commune, mais il existe des variantes selon les régions et les traditions familiales, tout en respectant l’esprit du plat.


